Nos articles d’actualités santé, 

pour de l’inspiration positive !

  • 10/09/2020
    Une immunité au top !

    Cette rentrée 2020 est un peu particulière, et

    nous n’avons jamais autant entendu parler du renforcement immunitaire.

    Sans rentrer dans les détails liés à la COVID-19
    et aux circonstances qui l’entourent, nous savons que la rentrée c’est le
    moment du joyeux mélange des germes, avec ou sans masques, des petits
    refroidissements, de la lumière qui baisse…

    Avoir une bonne immunité, c’est une approche
    globale, mais que peut-on faire concrètement ? Quelques pistes…


    La fatigue et le sommeil

    Un petit déjeuner copieux et protéiné, un repas de midi équilibré en protéines et glucides (riche en végétaux), un goûter composé de fruits, oléagineux et chocolat noir (min 70%) et un souper léger à prédominance glucidique (riche en végétaux et végétarien) favorisent à la fois un meilleur rendement mitochondrial, une disponibilité d’énergie pour les activités de la journée et un métabolisme ralenti pendant la nuit, période de récupération, de réparation et de maintenance, y compris immunitaire.
    Le nutriment clé anti-stress et anti-fatigue est le magnésium, qui intervient à chaque étape de la production d’énergie.


    L’intestin, siège de l’immunité

    80% de notre immunité se situe au niveau intestinal, une bonne flore est donc indispensable pour une protection optimale, et, aujourd’hui, beaucoup de personnes souffrent de dysbioses ou de « leaky-gut syndrom » de par nos modes de vie occidentaux. Alors on peut penser de prime abord aux probiotiques, mais l’équilibre de notre microbiote est délicat : il va aussi dépendre de notre identité « microbiotique » de naissance, de notre petite enfance (voie d’accouchement, allaitement) de notre mode vie (prise d’antibiotique, alimentation), du stress, de la fonction thyroïdienne, c’est un sujet complexe et multi-factoriel.
    Pour favoriser une flore amicale, pensons à limiter les apports en sucres, graisses saturées et trans, et viandes et apporter beaucoup de fruits et légumes de saison riches en fibres, ainsi que des omégas 3.
    D’autant que, d’une autre point de vue, les omégas 3 permettront de rendre plus souples les doubles membranes de nos cellules, cela augmentera la filtrabilité des globules rouges pour une meilleure « explosion respiratoire » des leucocytes, ce qui est primordial pour se défendre mieux. Ces mêmes omégas 3, que l’on retrouve dans les huiles de colza, de lin (…), les noix et les petits poissons gras, rendront plus souples et donc plus oxydables les membranes des bactéries, qui utilisent nos acides gras pour fabriquer leur membrane… Les graisses saturées et trans ont un effet inverse.
    Précaution, les compléments en oméga 3 sont contre-indiqués en cas de risques de saignements ou d’hémorragie car ce sont de puissants inhibiteurs de l’agrégation plaquettaire (via les prostaglandines de série 3).

    Aussi, la viande est riche en fer, qui est entre autres un facteur de prolifération des virus et des bactéries. Mais il ne faut pas en manquer, il s’agit d’avoir une consommation raisonnée de viande selon nos besoins… Et de l’accompagner d’épices anti-oxydantes et anti-inflammatoire comme le gingembre, le curcuma…

    Limiter les apports de gluten : il est responsable de l’ouverture des jonctions serrées entre les entérocytes qui assurent l’étanchéité de la barrière intestinale, qui nous exposent particulièrement.


    Bouger, se muscler ce n’est pas seulement esthétique

    L’activité sportive régulière est au moins aussi importante que l’alimentation pour améliorer les défenses immunitaires. Conserver une bonne masse musculaire c’est avoir de bonnes réserves en glutamine, un acide aminé qui sert de « fuel » aux globules blancs.
    Bien s’oxygéner est tout aussi important, les balades en forêt augmenteraient le nombre de Natural killers, des globules blancs impliqués dans l’immunité innée.


    La vitamine D

    Nous voyons souvent l’hiver et ses plaisirs microbiens arriver parce que la température descend, on cherche à éviter les refroidissements. Certes. Et si nous voyions cela à travers un autre prisme ? En été, nous synthétisons plus de vitamine D grâce au soleil, et en hiver, surtout dans nos latitudes, les rayons UVB ne nous permettent pas d’avoir une vitamine D au top. Or, la carence en vitamine D est associée à une sensibilité accrue aux infections…
    Elle est capable de produire des peptides anti-microbiens, importants dans l’immunité innée et (parmi une multitude d’autres qualités) participe au resserrement des jonctions serrées au niveau intestinal.


    La Vitamine C

    Elle participe aux défenses immunitaires, entre autres associée au fer via la réaction de Fenton (secrétions oxydatives des globules blancs). Elle a alors un rôle pro-oxydant, bénéfique. Mais un de ses rôles les plus connus est son rôle d’anti-oxydant sacrificiel : elle aide à recycler le glutathion. Elle participe aussi à la synthèse des anti-corps (tout comme la vitamine B6) et améliore l’absorption du fer si prise en fin de repas.
    Elle est sensible à la chaleur et à la lumière, c’est pourquoi il est préférable de manger les fruits et légumes qui en contiennent (poivrons, persil, kiwi, papaye, agrumes…) frais et crus. (ils ont d’autres bienfaits cuits, autant varier les cuissons ;-)


    Le Zinc

    Puissant anti-viral, nous avons beaucoup entendu parler du zinc dans les symptômes de pertes de goût et d’odorat liés au COVID 19. Il intervient en effet dans la gustine, une protéine à zinc.
    Il est la clé de l’anabolisme, et de ce fait, participe la synthèse des globules blancs et des anti-corps.
    Il se retrouve dans le règne végétal et animal mais il est mieux absorbé dans les protéines animales.


    Le thé vert et les polyphénols protecteurs

    Les bactéries commensales sont très friandes des polyphénols…
    Ils ont des vertus anti-inflammatoires et anti-oxydantes et certains d’entre eux ont été documentés comme anti-viraux par plusieurs mécanismes.
    Les catéchines du thé vert freinent l’absorption du fer, réduisant l’accès de ce facteur de croissance pour les virus, les bactéries, les levures et les parasites.
    Mettons à l’honneur les fruits et légumes colorés : les myrtilles, les agrumes (riches en citroflavonoïdes), l’huile d’olive ( riche en hydroxy-tyrosol), le curcuma, la betterave…

    Prenez soin de vous.

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    10/09/2020
    Le microbiote : un écosystème à préserver

    Notre corps abrite des milliards de bactéries qui ne sont pas sans conséquence sur notre santé. L’une de ces colonies bactériennes en particulier semble jouer un rôle déterminant concernant celle-ci : l’ensemble des micro-organismes présents dans notre côlon, appelés « microbiote », ou mieux connus sous les termes de « flore intestinale » ou « flore digestive ».  Ce microbiote est composé à la fois de bactéries pathogènes et de bactéries commensales, les premières pouvant être à l’origine de diverses inflammations et maladies alors que les secondes assument des fonctions de protection et de régulation. Lors d’un déséquilibre de la flore au profit des bactéries pathogènes, appelé « dysbiose », de nombreux troubles peuvent apparaître : pathologies inflammatoires digestives, intolérances alimentaires, surpoids, diabète, mal-être et dépression, maladie de Parkinson, maladies cardio-vasculaires, cancers, allergies…

    Tout ceci en partie car un microbiote intestinal déséquilibré :

    - produit peu de propionate, un acide qui réduit l’appétit et le risque d’intolérance au glucose grâce à une vidange gastrique ralentie, et peu de butyrate, un agent anti-inflammatoire,

    - réduit l’épaisseur de la paroi intestinale qui joue un rôle de barrière de protection contre les passages indésirables dans le sang, tels que ceux d’endotoxines ou de polluants,


    - dégrade les acides aminés comme la tyrosine et le tryptophane, et engendre ainsi une mauvaise maîtrise de nos pulsions et un mal-être psychologique,


    - métabolise davantage de calories.


    Des conséquences néfastes pour notre corps et notre vieillissement, mais aussi pour nos facultés intellectuelles, notre humeur et notre comportement, donc !



    Plusieurs facteurs entrent en jeu dans la diversité du microbiote

    Différents facteurs influent sur la composition de ces colonies de bactéries qui vivent dans notre ventre, tels que l’environnement bactérien, l’alimentation, les additifs, les médicaments (notamment les antibiotiques), la pollution, la méthode d’accouchement et l’allaitement du nourrisson ou encore le stress.


    • Par exemple, les enfants nés par césarienne ou peu ou pas allaités ont un microbiote moins diversifié et moins équilibré et sont donc davantage exposés aux allergies, aux intolérances, aux maladies métaboliques et au surpoids.

    • On peut prédire à 90 % le surpoids d’un individu grâce à une étude de son microbiome.

    • Des études ont par ailleurs démontré des relations étroites entre notre microbiote intestinal et l’intolérance au glucose, donnant lieu au diabète.

    • L’alimentation industrielle qui domine nos sociétés actuelles, constituée pour l’essentiel de sucres rapides, de graisses saturées et de protéines animales, engendre également un microbiote pauvre et déséquilibré. Il y aurait notamment un lien évident entre alimentation industrielle et augmentation significative de l’autisme.

    Comment prendre soin de sa flore intestinale ?

    Notre microbiote se nourrit de ce que nous lui donnons à manger. Notre alimentation est donc un des fondements de notre bonne santé. Les fruits et légumes, les fibres, le zinc et les oméga-3 sont profitables pour nos bactéries commensales, à l’inverse de nombreux autres éléments, tels que :


    • la viande,

    • les graisses saturées (beurre, fromages, huile de palme ou de coco, etc.),

    • les glucides rapides (confiseries et autres douceurs),

    • la caféine,

    • l’excès d’alcool,

    • la choline (jaune d’œufs, viandes, poissons, fruits de mer, etc.),

    • les épices agressives (poivre noir, harissa, etc.),

    • les aliments industriels, compléments et médicaments contenant des additifs et édulcorants…

    Une supplémentation en probiotiques peut être une aide à court terme, mais une transformation en profondeur de l’alimentation est nécessaire pour des résultats durables. Modifier durablement notre alimentation en tendant à manger essentiellement les aliments bénéfiques pour notre microbiote renouvelle en effet celui-ci de manière significative.



    À l’heure actuelle, de nombreuses études sont sur le point d’approfondir encore nos connaissances concernant ces phénomènes, à l’instar de celles menées par le Docteur Patrice Cani, spécialiste du microbiote intestinal à l’UCLouvain. Il semblerait, par exemple, que l’ingestion de la bactérie commensale Akkermansia muciniphila pasteurisée, sous forme de complément alimentaire, a un impact positif sur les maladies cardio-vasculaires, le taux de cholestérol, les risques de prédiabète, mais également le poids. La confirmation de ces résultats est attendue en vue de la commercialisation de la bactérie sous forme de compléments alimentaires d’ici 2021.


    Références :

    Dr CURTAY, J.-P., « Soyez le bon jardinier de votre flore intestinale, c’est vital ! », in Les dossiers de Santé & Nutrition, Janvier 2017, n° 64.



    DEPOMMIER, C., EVERARD, A., DRUART, C. et al. « Supplementation with Akkermansia muciniphila in overweight and obese human volunteers: a proof-of-concept exploratory study. », in Nat Med 25, 1096–1103 (2019). (URL : https://doi.org/10.1038/s41591-019-0495-2)



    Dr MOSCA, A., « Dysbiose du microbiote intestinal : des conséquences multiples. Les pathologies associées aux déséquilibres du microbiote intestinal »

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